Catherine Loury dite Iliona, auteure photographe, gestalt-thérapeute

27, rue Saint Louis en l'Ile,

75004, Paris, France, tel : + 33 (0)1 43 29 83 87

 

Merci !

à ceux qui m'ont fait découvrir la puissance d'évocation d'une photographie, alorsque j'étais étudiante aux Beaux Arts : Ernst Haas et Franco Fontana...

à celui qui par ses clichés publiés dans Life m'a fait rêver de devenir photo-journaliste : Larry Burrows...

à ceux qui, par leurs encouragements en 1977 à NY, en m'incluant dans la cour des grands, m'ont ouvert le chemin de la photo d'illustration et publicitaire : Pete Turner et Jay Maisel...

à ceux qui m'ont ramenée sur le chemin d'un photo mettant le focus sur l'être humain : Henri Cartier Bresson, Martin Parr

enfin à celui qui m'a donné envie d'être à nouveau photographe après 12 années de retrait (Errance, Seuil, 2004) : Raymond Depardon

 

Histoire d'une obsession

Née à Paris en 1944, dans une famille de russes émigrés, imprégnée par une éducation cosmopolite et mue par une curiosité insatiable, après avoir abandonné en 1969 des études d’Architecture à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (ENSBA - Atelier Arretche), je choisis un métier « passeport », celui de photographe, au détriment d'une stabilité de vie certaine...

Pigiste de différentes agences en France à partir de 1971 (DPPI : sports mécaniques -auto et moto, GAMMA : news magazine), tout en continuant de travailler en France sous mon patronyme, j'intègre en 1977, sous le pseudonyme d'ILIONA, le staff de The Image Bank (TIB) à New York avec des images « graphiques  et colorées » glanées au hasard des déplacements sur des reportages d’actualité. En 1984, je rejoins l'agence TOP, filiale de RAPHO à Paris où mes archives sont restées hébergées jusqu'à l'effondrement du Groupe Eyedea début 2010, en dépit des restructurations.

Totalement inconnue en France en 1979, c'est progressivement avec l'aura américaine que mon travail attire le regard des acheteuses d'Art et que le pseudonyme d’Iliona finit par s’imposer comme signature de tout travail photographique. Ainsi, de 1980 à 1991, représentée successivement par différents agents (Erick Surcouf, Allain François, Cosmos l’ Espace), je navigue dans une carrière de photographe publicitaire, spécialisée en prise de vues de nature mortes, en extérieur et en studio, : voitures et tout objet en tôle, ce que au bout de quelques années, je vis progressivement comme un enfermement...la taule !

Parallèlement, le reportage au sein de TOP et RAPHO est pour moi une bouffée d'air frais me permettant, l'espace de quelques semaines, de m’évader, de plonger dans des univers différents, de les découvrir et de vivre des expériences qu'il me serait impossible de connaître si je n'avais pas le prétexte d'une commande à honorer (FIGARO MAGAZINE, MAISON ET JARDIN, VSD...).

Mon travail est géré en exclusivité par TOP et RAPHO jusqu'à début 1991, avant de rejoindre pour quelques mois SIPA PRESS, en tant que pigiste. Des reportages effectués dans 25 pays, ont été à l'origine des parutions mondiales dans la presse magazine (art de vivre, danse, nature et découverte, conflits et faits de société,) et la presse spécialisée (architecture, bâtiments et travaux publics, décoration, environnement, industrie, informatique). L'agence diffuse aussi les archives issues des commandes en corporate ou pour des rapports annuels effectués entre 1983 et 1989, pour lesquels il m'avait été confié le soin de restituer en images l'identité de l'entreprise (BULL, CONFORAMA, GROUPE SPIE-BATIGNOLLES, HEWLET PACKARD, MAISONS PHENIX, THOMSON CSF ET THOMSON S.A...)

Mais à toujours courir, je ne prends jamais le temps de me poser. Je n'ai pas signé de livres et n'ai exposé que deux fois dans des exposistions collectives organisées par TIB (New York en 1977 et Genève en 1981). Ce qui comptait à ce moment là pour moi, c'était ce que je vivais pendant les prises de vues : travail d'équipe en studio, rencontres insolites en reportage, partages d'un instants d'autant plus forts qu'ils sont sans lendemain...

C’est au cours d’un voyage à pied au coeur de l'Islande début septembre 1990, qu’a émergé l’obligation interne de changement. Je ne pouvais plus continuer à "être photographe" tel que je pratiquais ce métier. Prise dans un engrenage, j’étais en train de me perdre dans un océan de production d’images. Je faisais le grand écart entre réalisation de campagnes de pub et reportages. L'envahissement du Koweit fin juillet 1990 et l'annulation de plusieurs campagnes en prévision du salon de l'automobile vont me donner l'occasion de me tourner à nouveau vers le reportage, mais pas n'importe lequel. Je lache tout et décide de rejoindret un rêve abandonné depuis 1980, celui du reporter de “ news ” avec la guerre du Golfe, le démantèlement du bloc soviétique et le début du conflit yougoslave. Mais on ne repasse pas, sans quelques “ limitations ” financières et donc impossibilités, du métier de photographe publicitaire à celui de reporter. Mon manque d’argent me limite dans mes déplacements et en même temps... il me maintient en vie en me censurant : en effet ne pouvant repartir en reportage, faute de financement, je ne serai pas dans la voiture d’un journaliste du Nouvel Observateur lorsque elle sautera sur une mine en ex Yougoslavie, début septembre 1991. Sonnée par cet évènement et surtout regardant lucidement les dérives, de la chaine de traitement des images, piège dans lequel j'étais moi-même tombée (du photographe au lecteur/spectateur), lorsqu'elle confond information et exacerbation des émotions, je décide de prendre du recul...

Exit Iliona photographe ... Que reste-il de ces images shootées entre 1971 et 1991 ? Entre 10 et 20.000 diapositives faiant en ce moment l'objet d'un tri sans complaisance (260 ayant étét numérisées sur le site de l'agence) et des super souvenirs. Pèle mêle, les reportages qui m'ont le plus marquée : des incursions chez " LES LAMINES DES CONFLITS " (Cambodge 1978-80, Guerre du Golfe en 1991, démantèlement de l'U.R.S.S. en 1991, notamment la Géorgie …)...et aussi les BAHAMAS avec ses 700 îles et sa diversité culturelle (1987-1988), la TRAVERSEE DU CENTRE de l'ISLANDE en partie à pied (1990), le TOUR DU MONDE EN 21 JOURS pour Spie-Batignolle, 1983 ( !),

Iliona, le retour ? !

En 1998, avec l'achat d'un APS, bloc note idéal pour réaliser un carnet de voyage, en n'ayant plus l'obligation de rapporter quelque chose, d'être utile, rentable, j'ai vraiment réalisé que j'étais passée à coté de cette errance où « à chaque pas on chemine à la frontière entre le réel qui impose sa lumière, son moment, son sujet et les sensations que l'on éprouve quand on fait des photos  pour voir quel est son regard à l'état pur » (R.Depardon, Errance, Seuil) sans intention particulière, quête de soi-même qui se donne à voir par la forme qui émerge.

Aujourd'hui, alors que j’accompagne en tant que Gestalt-thérapeute ceux qui font le voyage intérieur d’aller à la rencontre d’eux-mêmes, avec le recul de ces 20 années et surtout le résultat de mes « errances » photographiques depuis que j’ai recommencé à faire des photos avec du matériel professionnel (2004), se dessinent les contours d'une réunification entre l'être thérapeute et l'être photographe, sous réserve cette fois ci que je reste bien dans mon axe : celui de quelqu'un qui, cheminant à la frontière entre voyage extérieur et voyage intérieur, accepte les limites imposées par le choix d'un matériel, prolongement d'un regard qui renonce à "ces prouesses de cadre ou de virtuosité de l'instant" ou le sentiment de toute puissance se mesure aux nombres d'objectifs et de boîtiers à disposition !

J'ai retrouvé le plaisir d’être à la fois spectatrice et actrice au milieu d'un kaléidoscope de sensations et de perceptions. Je ne prends plus des images. Les images me prennent, moi je ne fais qu’appuyer sur le déclencheur... au bon moment, j’espère.

Catherine Loury dite Iliona, auteur photographe et Gestalt-thérapeute, 1er octobre 2011

Depuis mars 2011, je n'utilise plus que le Leiac X1 ; une focale fixe équivalente d'un 36mm, ce qui oblige à vraiment trouver une écriture photographique - voir les images récentes en ligne sur Le Desk.

PRINCIPALES REFERENCES CLIENT EN COMMUNICATION CORPORATE entre 1981 et 1989 (campagnes presse et rapports annuels) : BULL, CCMC, Conforama, Hewlett Packard, Phenix, Groupe Spie Batignolles, Thomson CSF, Thomson SA. J’ai travaillé soit di-rectement pour l’annonceur, soit par l’intermédiaire d’agences (Chatel, HDM, T.B.W.A., Young et Rubicam).
PRINCIPALES REFERENCES EN COMMUNICATION PRO-DUIT entre 1981 et 1989 (campagnes presse maga-zine et affichage – abribus et 4x3) : Allibert, Au-chan, Air France, Honda, Mercédes, Opel, Peugeot, Phenix, Porsche, Rover, Rosières. Les agences qui ont eu recours à mes prestations : Groupe Havas, McCann, R.S.C.G., Publicis, Young et Rubicam.
PRINCIPALES REFERENCES EN PRESSE MAGAZINE ET SPE-CIALISEE : collaborations régulières sous forme de commandes, principalement à partir de 1987 : Fi-garo Magazine, Maison et Jardin, l’Usine Nouvelle. Collaborations occasionnelles : VSD, Nouvel Ob-servateur.
EXPOSITIONS : deux expositions collectives avec The Image Bank) (New York en1977, Zurich et Genève en 1981, une expo individuelle ( Au fil du Nil » par Le Pictorium, fin 2009).
Prochaine exposition (Venise au fil de l'eau), Médiathèque Jacques Baumel, à Rueil Malmaison, du 6 décembre 2011 au 21 janvier 2012. (http://www.mediatheque-rueilmalmaison.fr/)

 

Facebook : Iliona Photographe

contact@iliona-photographe.com

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